Réalisé par James Mangold (également auteur de "Copland" et "Une vie volée") le second épisode des aventures de WOLVERINE est sorti sur les écrans en 2013. Le moins que l'on puisse dire c'est que le film n'a pas fait l'unanimité ni parmi les fans du Comics, ni parmi les cinéphiles.
Sans pour autant être aussi désastreuse que le premier opus, cette séquelle est cependant loin d'être inoubliable.
Alors me direz-vous à quoi bon lui accorder un article sur ce blog
? Très bonne question !
Bon d'une part le film est sensé se dérouler au Japon, ce qui
est déjà une bonne raison en soi, mais le long métrage est surtout
remarquable car il se présente comme une sorte de
compilation des pires clichés trimballés par les Japonais aux yeux des Yankees
! S'attardant avant tout sur les aspects les
plus archétypaux du pays comme "les trains le plus rapide du
monde", les Love Hotels, les Samouraïs,
les Yakuzas ... Le film est une véritable carte postale kitsch de
l'archipel !
D'autre part il est amusant de constater
que par mesure d'économie, la plus part des scènes ont été tournées non
pas au pays du soleil levant mais en Australie ! Au final ce point n’a rien d’étonnant
puisque le cinéma est le royaume de l’illusion, mais je me propose cependant de
lister ici les scènes ayant vraiment Tokyo comme décor. Nous
verrons au passage que même ces scènes ont eu droit à un traitement numérique
rendant les lieux plus "typiques". (Les captures d'écran ici présentées sont la propriété de 20th century Fox et Marvel Entertainment)
A 17 minutes de film Yukio parvient à convaincre Logan de répondre à l'invitation de son patron, Yashida, et de l'accompagner à Tokyo.
L'arrivée de Wolverine se fait à Shinjuku par la Yasukuni dori.
La perspective est bien connue puisqu'on l'a vu notamment dans "Lost in translation". (cf. mon article précédent dédié au film de Sofia Coppola Ici).
A 29 minutes Logan se rend aux obsèques de Yashida, le grand-père de la belle Mariko.
Dans la réalité il s'agit du temple Zōjō-ji situé à Shiba dans le quartier de Minato-ku, juste derrière la fameuse Tokyo Tower. Il fut construit en 1393 puis déplacé vers son emplacement actuel en 1598. Au début de l’ère Edo (1603-1868), il prit une dimension impériale, devenant le lieu de culte de la famille Tokugawa, puis son mausolée !
Logan débarque au temple Zôjôji accompagné du cortège officiel.
Le film donne l'impression que les voitures arrivent au temple par cet accès mais il n'en est rien car il s'agit en réalité d'une impasse ! L'entrée se trouve au contraire de l'autre côté ! Pour le film les voitures ont dû faire demi-tour devant ses bâtiments pour faire face à la caméra.
Kenichiro, un archet aux motivations troubles, surveille l'arrivée des invités depuis le toit voisin.
Pour la discrétion on repassera, Kenichiro a choisi un poste d'observation à la vue de tous !
"Coucou ! Je te vois !"
Dans les faits il est impossible de passer inaperçu sur le toit de ce bâtiment !
Yukio et Logan laissent leur limousine au pied des marches du temple pour assister à la cérémonie funéraire.
Dans la réalité la rue passant devant le temple est exclusivement piétonnière. Les voitures n'y sont pas admises.
Les prêtres sont déjà en prière à l'intérieur du temple.
L'intérieur du temple délaissé de ses prêtres.
Opération portes ouvertes pour les invités.
Dans la pratique une seule porte reste ouverte et l'on aperçoit dans la perspective la grille anti pigeons à mi-hauteur. Le mythe en prend un coup.
Kenichiro poursuit sa ballade sur les toits sauf qu'on ne comprend pas pourquoi il a reculé par rapport au plan précédent ! Quelques instants plus tôt il était sur le toit du milieu.
A 33 minutes, en traversant le temple Logan se trouve aux prises avec de belliqueux Yakuza dans un joli jardin.
Derrière le temple il n'y a en fait nul plan d'eau et nul jardin, mais uniquement un cimetière ! Et pour cause le jardin dans lequel a lieu le combat ne se trouve absolument pas à Tokyo mais en Australie ! Il s'agit d'un jardin chinois situé à Sydney et maquillé pour ressembler à un jardin Nippon.
Les Yakuzas kidnappent Mariko et quitte le jardin.
Un cadrage habile nous empêche de nous rendre compte qu'ils sont revenus au point de départ !
Poursuivis par Wolverine les voyous quittent le temple.
Trois incendies et surtout les raids aériens américains de la Seconde Guerre mondiale ont détruit les principaux monuments du site (dont la dernière reconstruction date de 1974). Seule la porte principaleSangedatsu-mon, érigée en 1622, reste d’époque.
Kenichiro, n'ayant pas pu empêcher l'enlèvement de Mariko, se lance à sa poursuite...
Une fois de plus vive les effets spéciaux car comme on peut le voir sur la photo ci-dessous, cet endroit n'existe tout simplement pas dans la réalité.
Le Zôjôji vu depuis la Tour de Tokyo. On aperçoit le cimetière du temple. On voit également la proche Baie de Tokyo.
A 36 minutes de film Kenichiro continue sa poursuite sur les toits de la ville...
A peine quelques secondes se sont écoulées depuis la fin de la scène au temple Zôjôji et pourtant nous sommes déjà 10 kilomètres plus loin ! Kenichiro a manifestement une belle foulée.
Malgré la distance les flèches du mystérieux archet font toujours mouche !
A noter que n'ayant pas de super pouvoirs je n'ai pas pu prendre la photo depuis les toits ! J'ai dû me contenter d'une photo au ras du sol et made in Google.
Pour échapper à leurs poursuivants Logan et Mariko tentent de se réfugier dans le quartier des Geeks !
Nouvelle séance de téléportation pour les deux tourtereaux puisqu'à 37 minutes de film ils se retrouvent à Akihabara, soit de l'autre côté de la ville ! Comment reconnaître un mutant à Tokyo ? Il est capable de parcourir en 2 minutes des distances que le commun des mortels prendrait 2 heures à couvrir !
Le mutant griffu s'engouffre dans une arcade de jeux pleine de Pachinko parlor, un jeu Japonais à mi-chemin entre le flipper et la machine à sous !
Dans les faits la salle de jeux s'appelle Big Apple (1-16-1 Soto-kanda) juste en face de la boutique Sega. Les photos y sont interdites mais j'ai néanmoins réussi à prendre des photos à la dérobée. A noter que les Pachinko parlors font un bouquant absolument assourdissant. Impossible d'y rester de manière prolongée sans ressortir avec une migraine carabinée ! Nonobstant le jeu est très populaire et la salle est généralement bondée.
Il s'agit ici d'une photo publicitaire. On remarquera que la perspective n'est pas la même que celle utilisée dans le film.
Trois petits tours et puis s'en vont ! Le couple s'éclipse du Big apple par une deuxième issue.
La sortie a été légèrement remaniée depuis le tournage du film. A noter que cette issue est en réalité fort proche de l'entrée. Wolverine n'aurait donc pas pu semer ses poursuivants en rentrant et sortant presque au même endroit.
A peine sorti du Big Apple le couple s'engage sur le pont qui surplombe la rivière Kanda.
Le pont de pierre dénote quelque peu au milieu des buildings de verre.
Logan quitte
Akihabara, traverse le pont et se dirige vers la gare toute proche.
Il va sans dire qu'au bout de ce pont il n'y a absolument aucune gare !
A 38 minutes de film le couple arrive à la gare JR Ueno dans le but de prendre le Shinkansen à direction de Nagasaki.
Dans la réalité la gare d'Ueno ne dessert que le nord du pays. Nagasaki, la destination du couple, étant au Sud ils sont donc tout simplement dans la mauvaise gare ! (Pour Nagasaki il faut se rendre à la gare de Tokyo situé plus au sud)
Mariko souhaitant se débrouiller seule prend congé de Logan et lui conseille d'aller voir un médecin. Et pour cause sans son pouvoir auto-guérisseur il digère beaucoup moins bien les balles !
Nous sommes ici près de la sortie principale sur le Jewellery Bridge.
La séparation n'était peut-être pas une bonne idée car les Yakuzas sont sur les talons de Mariko !
Notez sur le côté gauche la petite rangée d'arbre (absente du film) c'est la délimitation de la zone fumeur ! Les Japonais étant très disciplinés ils vont en effet fumer derrière les conifères.
Logan n'en fait qu'à sa tête et décide de suivre Mariko dans la gare Ueno.
Une nouvelle fois on comprend bien que la crédibilité géographique n'est vraiment pas le souci du réalisateur : nous ne sommes en réalité pas dans la gare d'Ueno mais dans celle de Shinjuku ! (Soit à l'exact opposé de la ville)
Sans vouloir me jeter de fleur ni rien mais je ne suis pas peu fier d'avoir trouvé l'endroit exact de la scène tant la gare de Shinjuku est immense !
A 40 minutes de film Shingen Yashida (alias Hiroyuki Sanada le célèbre Ayato dans la série "San Ku Kai" !) se livre à une conférence de presse improvisée.
Mine de rien nous sommes de retour au Zôjôji !
Shinvegen Yashida veut déclarer la guerre au crime organisé... par lui même !
Une décoration factice du temple dans le film rend le lieu difficilement identifiable.
Yukio n'apprécie pas du tout le double langage de son boss.
Si Yukio avait bougé de quelques centimètres on aurait probablement vu le panneau des toilettes !
Shingen Yashida relève ses manches, attention San Ku Kai c'est la bataille !
Grraouuur !
De là où viennent les mafieux il n'y a pas de porte ! Ils sortent donc de nulle part. Leur présence à cet endroit n'est justifiée que par la jolie perspective !
A 41 minutes, en dépit de l'interdiction de Mariko, Logan l'a suivi dans le Shinkansen !
La reconstitution du Shinkansen est relativement réaliste à l'exception des sièges qui, même en 1ère classe, ne ressemblent pas à ceux du film. Il faut également noter qu'il n'y a pas de fenêtre au plafond. Mariko ne pourrait donc pas voir dans la réalité Logan se battre sur le toit du train !
A 45 minutes de film le couple descend du
train à Fukuyama (dans la préfecture d'Hiroshima). On aperçoit d’ailleurs
quelques plans de la gare dans le film avant qu’ils ne la quittent à direction
du centre-ville. Ils déambulent dans la ville à la recherche d'un hôtel.
"Oh un Love Hotel ! ça tombe bien..."
Nouvelle surprise : la rue des deux photos ci-dessus n'existe pas à Fukuyama ni même à Tokyo ! La scène a été tournée à Brisbane Street, Surry Hills à Sydney ! L'immeuble que l'on va voir au plan suivant à été rajouté à la rue numériquement.
Au coin de la rue Logan choisit le premier hôtel venu, ignorant la signification du mot "Love Hotel" (il est vrai que "Love" n'est pas un mot anglais...)
Alors résumons-nous : nous sommes sensé être à Fukuyama (au sud du Japon), mais la rue de laquelle débouche Logan se trouve à Sydney. Ensuite l'hôtel du coin de la rue se trouve... en plein Tokyo, à deux pas de Ginza ! Si quelqu'un a compris où nous sommes vraiment je lui paie une bière!
Factuellement cet immeuble n'est nullement un "Love hotel" (le refuge des couples illégitimes pour ceux qui n'auraient pas suivi). C'est même exactement le contraire puisqu'il s'agit d'un "Capsule Hotel" répondant au nom de Nakagin Capsule Tower (8-16-10 Ginza). Les couples n'y sont nullement admis puisqu'il est réservé aux salarié(e)s célibataires souhaitant rester dans de très petites chambres économiques. Pour informations les cubes indiquent la taille de chaque chambre. Pour avoir une idée plus précise vous pouvez cliquer ici et voir l'intérieur d'une chambre ! Construit en 1972 l'immeuble représentait sans doute le comble de la modernité à l'époque, mais de nos jours force est de constater que le bâtiment a très mal vieilli ! Outre les traces de rouilles inesthétiques, l'immeuble est désormais entièrement recouvert d'un filet de protection lui évitant de s'effriter sur la tête des passants ! Pour finir dernier détail amusant : pour redonner ses lettres de noblesses à la structure, le réalisateur a retouché informatiquement le bâtiment modifiant sensiblement sa forme. Il est beaucoup plus large à l'écran que dans la réalité.
Le panneau à l'entrée du bâtiment met les choses au clair "Toute personne passant cette porte sans y être résidant sera arrêté par la police et fera l'objet de poursuite judiciaire". Les salariés solitaires nippons tiennent manifestement à leur intimité!
Vu de face on se rend mieux compte de l'état de décrépitude du lieu. A certaines fenêtres en guise de rideau on peut voir que les occupants ont mis du papier journal... L'intérieur est probablement en aussi mauvais état que l'extérieur !
"Ah merde, il faut vraiment que j'entre là dedans ?"
Hier j'ai beaucoup écrit sur les disquaires de Tokyo, aujourd'hui je me la joue feignasse, je me contente de déblatérer dans un micro... (c'est le début du Golden Week alors je me repose).
Petite ballade improvisée dans la ville électrique, alias Akihabara !
(Désolé pour la qualité du son et de l'image, j'expérimente pour l'instant)
(A noter que mon intuition était la bonne, tout comme il y a des Bars à chats, des Bars à lapins, il y a maintenant des Bars à hiboux ! On en reparle bientôt...)
Pour
ceux qui l’ignorent le Record Store Day (ou Disquaire day en France) est une
journée annuelle organisée depuis 2008 par les disquaires indépendants.
De
nombreux disques sont édités à cette occasion : tirages limités, picture
disc et autres collectors divers et variés.
Cette journée avait initialement pour but de promouvoir les disquaires indépendants (la Fnac
en est donc exclue de fait) et d’attirer un nouveau public dans leurs
boutiques.
L’opération
est orchestrée de main de maitre et de manière parfaitement efficace puisque les
collectionneurs fous (en Angleterre notamment) font la queue devant les
disquaires avant même l’heure d'ouverture pour être sûrs d’être parmi les
premiers servis !
Il
faut dire que les
éditions les plus « sexy » partent très rapidement !
Le
choix du premier disquaire est donc fondamental car tout se joue dans la 1ère
heure ! Passé ce délai les disques les plus recherchés se seront mystérieusement évaporés…
Ma
récente expatriation au Japon collant peu ou prou avec le Record Store Day j’ai
donc expérimenté pour la 1ére fois le RSD version Nippon !
Des
recherches sur internet m’indiquaient clairement que la manifestation existait
bien au Japon, cependant seule la production locale semblait être
référencée ! Bigre
le RSD ne toucherait ici que la musique Japonaise ??
Que
nenni ! J’eu la très bonne surprise le jour J de constater que si la J-Pop
(Ohlala) est bien représentée, la musique internationale l'est également ! De
fait on trouve exactement les mêmes disques au Japon qu’en Europe ! Et
tout ça le même jour ! (euh pardon avec 7h d’avance sur la France).
Ce
RSD 2017 sera l’occasion pour moi de faire un petit listing des disquaires de
Tokyo que j’ai pu visiter (je suis cependant loin d’avoir tout vu, les disquaires de
toutes tailles et de tous genres sont largement implantés à travers la
capitale nipponne).
Afin
de ne pas me disperser je suis resté dans les deux quartiers où les disquaires
sont les plus représentés : Shibuya et Shinjuku.
Etrangement présente au RSD alors que cette
chaine est tout sauf indépendante.
Il en existe plusieurs à travers Tokyo, le
plus grand à ma connaissance est celui de Shibuya. Réparti
sur 6 étages le magasin est assez colossal puisqu'il avoisine les5.000m2 !
Tous
les genres sont représentés, un étage est notamment réservé au rock
« occidental ».
Au
niveau CD les tarifs sont assez similaires à ceux pratiqués à la Fnac, puisqu’ils sont
en moyenne dans les 3.000Y soit environ 26€. Par contre pas de prix "Nouveauté" au
Japon, donc pour les nouvelles sorties… restez en France ! Cependant, et c’est
l’intérêt de la chose, les CD sont présents en éditons originales (Européennes ou Américaines) mais également en version nipponnes (on en
reparlera plus bas). Prévoir un supplément de prix dans ce cas.
Spécialement pour le RSD une sono avait été installée au rez-de-chaussée avec un DJ-set
prévu dans l’après-midi.
En
temps normal des « happenings » sont régulièrement organisés, telles que
des dédicaces des stars locales (les groupes de J-Pop valent leur pesant de cacahouètes à voir en chair et en os) ou des mini-concerts.
Tant qu'à faire Tower records vend ses platines sur le trottoir.
Très similaire au Tower records mais avec une
sélection peut être un peu plus pointue (dans le sens ou la J-Pop est moins
présente que chez TR).
La différence principale réside néanmoins
dans le fait que la boutique contient plusieurs rayons de vinyles d’occasion. Il
faut comprendre qu’au Japon l’expression « occasion » signifie « comme
neuf » en France ! Il n’est quasiment pas utile de vérifier l’état du
disque avant de l’acheter tant la sélection faite en amont est impitoyable.
Pas la peine de sortir les disques du carton, ils n'y resteront pas longtemps !
Le premier étage (le
rez-de-chaussée chez nous) est consacré au rock et à la pop, pendant que le
2éme étage se concentre sur le Jazz, le reggae et la world music.
Là aussi HMV étant une chaine on ne comprend
donc pas sa participation à l’évènement mais après tout le Japon est une terre de
contradiction !
Nous
entrons ici dans un des temples des collectionneurs de disques !
La
boutique, ouverte en 1967, est essentiellement consacrée aux disques
d’occasions. CD
au 1er étage et vinyle sur les suivants. Le magasin s'étale sur 5 étages, groupés par genre musicaux : Metal et Punk au dernier étage, Rap et techno à celui d'en dessous, Rock Indé/New wave, Japonais et enfin Blues/Jazz au sous sol. Pour accéder aux derniers étages il n'y a pas d'escalier mais un ascenseur assez discret... Si on ne fait pas attention, on ne le voit pas !
On accéde à la boutique par l'escalier à qui ne paie pas de mine à gauche.
Les
prix sont plutôt raisonnables surtout quand on sait que bon nombre des vinyles
présents sont en éditions nipponnes. Très recherchées par les collectionneurs
les éditions Japonaises (je le précise pour les néophytes) sont généralement techniquement
de meilleures qualités que les versions originales : pochettes plus rigides,
livret supplémentaire –en Japonais certes, mais avec les paroles des chansons- vinyle
plus lourd… Bref un bel objet qui outre de faire joli sur vos étagères donnera
la meilleure restitution possible du son !
Au niveau RSD c'est un franc succès et il faut jouer des coudes pour arriver jusqu'aux disques sélectionnés.
Ce disquaire est mon préféré à Tokyo ! Je l'ai découvert grâce aux conseils éclairés d'un guide puisque, bien caché au 4éme étage d'une tour, on ne peut pas compter sur le facteur chance pour le trouver par soi même !
Quoi qu’il en soit le magasin occupe tout un étage de la tour. Le choix est très large aussi bien en CD qu’en vinyle. Le disquaire propose des nouveautés mais surtout des occasions. Sur ces dernières les prix sont très attractifs par rapport à ses concurrents !
Lors de votre passage vous ne manquez pas visiter également le magasin "Mandarake" spécialisé dans le jouet vintage et situé au sous-sol du même immeuble que RecoFan.
Par contre pour des événements comme le Record Store Day ce
n’est pas forcément le meilleur endroit où vous rendre car les disques estampillés RSD sont
mélangés avec les autres nouveautés créant une certaine confusion.
Du reste contrairement aux autres disquaires, cette boutique donne un peu l’impression
de crouler sous les disques et de manquer de place pour les ranger.
Mais bon lorsque quantité, qualité et prix se rencontrent, on ne
va pas chipoter si c’est un peu le bocson !
La visite s’impose impérativement si vous êtes dans le coin.
Recofan, le disquaire qui n'aime pas les angles droits.
Le chanteur Suédois Jay-Jay Johanson ne s'y est d'ailleurs pas trompé et y a tourné l'un de ses clips ! (visite guidée par vidéo interposée)
D’autres disquaires dans le quartier méritent également d’être mentionnés :
MANHATTAN Records 〒150-0042 Tokyo, Shibuya,
Udagawacho http://manhattanrecords.jp/ Une boutique sur deux étages fondée il y a plus de 30 ans et spécialisée dans le Rap et la dance
music. Ils éditent également leur propre compilation de Hip-hop et R&B.
Un petit disquaire focalisé sur les 45t et les Maxi de
Jazz, de Soul et de Funk. Il existe depuis 1994.
Toujours dans le même coin, le 11-11
Udagawacho est manifestement une adresse très intéressante
puisqu’elle abrite pas moins de 3 disquaires différents (!) à chacun de ses
étages :
Spécialisé dans le Hip hop,
R&B, la House et la dance Music
MOTHERS RECORD
Une amusante boutique (plutôt tournée vers le Jazz) où il règne
un désordre tout simplement incroyable ! Deux clients auraient déjà du mal
à circuler entre ses rayons, mais trois ce serait tout simplement l’engorgement
assuré !
Il va falloir songer à nous ranger tout ça, avant que tout s'effondre sur la tête des clients !
Se mouvoir dans la boutique est déjà un
chalenge, mais alors pour ce qu'il s'agit de trouver un disque précis… Seul le propriétaire
des lieux peut le faire et encore... j’ai un doute !
NERDS RECORD Situé un étage au-dessus de
la boutique précédente ce disquaire est spécialisé dans le hardcore Américain. Continuons notre plongée chez les disquaires indépendants de Shibuya : DISCLAND JARO 26-6 Udagawacho, Shibuya-ku
Bien caché dans une petite rue se trouve le disquaire JARO fondé en 1973. Il est spécialisé dans le Jazz (sous toutes ses formes) et uniquement consacré au vinyle. Cette échoppe remporte haut la main le titre du disquaire le plus petit de la capital ! Peut être 5m2 remplis à ras bord de 33t (8.000 titres disponibles). Le lieu est totalement exigu et est limite étouffant mais ne manque cependant pas de charme. Le propriétaire est de bons conseils (sous réserve que vous parliez Japonais - Hum). La preuve en image :
Si la boutique précédent décrochait la timbale de la boutique la plus petite celle-ci décroche le pompon du disquaire vendant le moins de disque ! On est en effet surpris en arrivant dans cette petite échoppe, soigneusement cachée au 3éme étage, du peu de disque mis en vente ! Il y quasiment plus de t-shirt à vendre que de CD ! Il s'agit à priori d'un label de Techno hardcore ne vendant que ses propres productions (ceci expliquant cela). Amateurs de Techno trash vous savez où vous rendre !
Groovy baby !
On termine notre petit tour d'horizon des disquaires de Shibuya par deux enseignes donnant passablement dans le même genre :
Le paradis des amateurs de Techno, House, Minimal, Nu disco, Balearic house (la vache je ne sais même pas ce que c'est) enfin bref tout ce qu'il faut pour les nightclubers.
"The best record store for underground Techno in Tokyo" si j'en crois les commentaires sur internet... Alors allons-y pour la liste des maladies vénériennes locales : Progressive house, Nu-Jazz, Minimal House, new techno, j'en passe et des meilleurs.... Bref l'adresse parfaite pour les accrocs du Beat synthétique (les autres peuvent passer leur chemin sans regret).
-SHINJUKU :
DISK UNION Shinjuku 〒160-0022 Tokyo, Shinjuku 新宿3丁目31−4
Disk Union est manifestement une franchise très florissante à Tokyo puisque dans la rue Higashiguchi Chuo on ne compte pas moins de 5 disquaires franchisés distants d'à peine quelques mètres ! (voir la photo ci-dessous)
L'établissement principal (le 1 sur le plan) s’étale sur 7 étages, dont chacun
d’eux est consacré à un genre particulier : J-Pop, World music, New wave,
Punk, etc…
Une fois de plus la recette est un mixte de nouveautés et d’occasions. La sélection est très pointue et si les prix sont un peu plus
élevés que chez leur confrère de RECOFAN, ils restent quand même généralement
compétitifs.
Belle sélection également pour le RSD et un petit DJ set est organisé en vitrine pour
réchauffer l’ambiance.
HMV Shinjuku 〒160-0022 Tokyo, Shinjuku, 3−38−1 ルミネエスト6F http://recordshop.hmv.co.jp/ Ce disquaire est très bien achalandé, même si les nouveautés sont un peu moins bien représentées que chez son homologue de Shibuya. Ouvert en 2016 ce magasin fait la part belle aux occasions, classées par genre et à des prix assez compétitifs.
Une belle ligne de fuite.
STRANGELOVE RECORDS 〒160-0023 Tokyo, Shinjuku, Nishishinjuku, 7 Chome−8-11, 大黒ビル2F https://www.facebook.com/pages/Strangelove-Records/539964186103389?nr Un disquaire pour le moins inattendu puisqu'il est spécialisé dans les Bootlegs version CD et DVD. La boutique est remplie d'enregistrements pirates de concerts de groupes, Rock principalement (des années 60 à nos jours).
Difficile de résister à une telle affiche !
Ah petit détail : la porte est un peu dure à ouvrir, si le bouton d'ouverture ne marche pas, ouvrez la porte vous même, elle coulisse toute seule ^^ RED RING RECORDS 7-8-11 Nishishinjuku, Shinjuku, Tokyo 160-0023 http://www.redringrecords.com/ Situé au deuxième étage dans une petite rue, ce disquaire est plutôt tourné vers le métal des années 70, tout en restant assez généraliste.
Beaucoup de livres également sur U2 (j'en déduis que le propriétaire doit être fan).
Les prix sont raisonnables mais peu ou prou de nouveauté par contre.
JISHUBAN CLUB
7 Chome-8-3 Nishishinjuku, Shinjuku, Tokyo 160-0023
Alors puisqu'il en faut bien une, voici une bonne adresse pour tous les fans de J-Pop version "Dark" (difficile de ne pas rire). Alors si vous êtes fan de jeunes filles en jupettes qui font des cœurs avec les mains ou des jeunes garçons jouant les grands méchants dans leurs beaux habits de faux gothique et leur brushing impeccablement décoiffé alors cette adresse est pour vous !
NAT RECORDS 〒160-0023 Tokyo, 新宿区西新宿7丁目7−33 新銘ビル http://natrecords.shop-pro.jp/
Antithèse de la boutique précédente, Nat records se tourne vers le Punk, Hardcore, le PsychoBilly et le Néo Rockabilly ! Tout un programme. Rock'n'roll en somme.
DUB STORE RECORDS 7 Chome-135 Nishishinjuku, Shinjuku, Tokyo 160-0023
L'argument publicitaire est "The finest reggae and dub outside of Kingston". C'est somme toute un peu présomptueux vu la très modeste taille de la boutique, mais néanmoins les amateurs de musique Jamaïquaine devrait très largement y trouver leur compte !
Sur un concept très similaire au disquaire précédent (ils sont d'ailleurs distant d'une centaine de mètres) Reggae Shop Nat vous propose un large choix de musiques Roots, du Ska au Dub en passant par le Rocksteady...
BLIND FAITH 〒160-0023, 7 Chome-15-18 Nishishinjuku, Shinjuku, Tokyo 160-0023 https://www.facebook.com/pages/Blind-Faith/123992607773732 Une étonnante adresse d'une part puisqu'au moment de ma venue le palier du disquaire (ainsi qu'un tiers de la boutique) étaient occupés par des cartons ! Il faut se frayer un chemin parmi les emballages pour accéder au disquaire proprement dit ! Quoi qu'il en soit cette échoppe est entièrement consacré au CD et plus précisément aux Bootlegs. Un choix impressionnant d'enregistrements pirates de concert est disponible.
Un franc coté bric-à-brac et un joli poster au fond de la boutique...
VINYL JAPAN
〒160-0023 Tokyo, Shinjuku, 西新宿7-8-2 福八ビル2F
Une autre boutique typiquement Tokyoïte puisqu’elle se trouve
dans les étages avec très peu d'indication de sa présence au rez-de-chaussée ! Peu de chance de la trouver par hasard.
Un hall d'entrée privatif à coté d'un restaurant de Ramen, pour une boutique discrètement indiquée par un unique panneau.
Quoi qu’il en soit nous sommes ici au paradis du collectionneur
de Rock puisque le disquaire est spécialisé dans la musique Anglo-saxonne. Le choix est assez large et en cherchant bien on peut trouver de très belles pièces très prisées puisque peu courantes.
Bon par contre disons-le, si le choix est impressionnant, nous sommes cependant très loin des tarifs pratiqués chez Recofan ! Vous trouverez ici des disques rares mais vous les paierez le prix fort. Alors si vous cherchez une
édition Lituanienne de "Closer" de Joy division à 60€ vous devez foncer à cette
adresse !
Du rare, du bon, mais du cher.
Pour finir, s'il vous reste quelques sous, vous pouvez tenter votre chance du coté de chez BOOK-OFF (https://www.bookoff.co.jp/). Pas vraiment un disquaire mais plutôt un soldeur vendant aussi bien dvd, mangas, livres, CD et même parfois des vêtements.
La chaine (qui existe également en France) est implanté un peu partout dans la capitale, vous la trouverez sans peine.
500Y le CD (soit moins de 4€) qui dit mieux ?
Coté musique c'est du tout venant, le meilleur côtoie allégrement le pire, mais avec du temps et de la chance vous pouvez espérer trouver quelques pièces intéressantes. A vous de jouer !