dimanche 3 décembre 2017

GODZILLA RAVAGE TOKYO !


Une photo de l'hôtel Gracery à Shinjuku. (Photo Chris McGrath. Source : IBT)

Après vous avoir parlé de la filmographie de Godzilla (sa vie, son œuvre) ici même; après avoir fait un comparatif entre la réalité de Tokyo et sa représentation dans le 1er film de la série en 1954 dans cet article; je vous propose aujourd’hui d’étaler une nouvelle fois mon étrange obsession pour le Roi des monstres en vous amenant sur ses traces à travers la capitale Nippone.

Je tiens à préciser que je ne cherche nullement à établir "The ultimate Tokyo's Godzilla guide" car il y a forcément moult endroits non référencés dans cet article (vous êtes d'ailleurs les bienvenus pour me signaler mes omissions dans les commentaires). Je cherche surtout à lister les emplacements dont j'ai connaissance à Tokyo en rapport avec le Big G de manière ludique et amusante. 


- Hibiya Chanter Square :  

A tout seigneur tout honneur commençons par ma 1ére rencontre « en vrai » avec Godzilla, à savoir la statue située à Hibiya Chanter Square.



Etonnement petite, cette statue en bronze ne fait en effet que 90 cm ! Seul son grand piédestal l’amène au niveau des regards (un paradoxe pour le saurien géant).
Quoi qu’il en soit la sculpture a été érigée en décembre 1995 concomitamment à la sortie du film « Godzilla vs Destroyah ».

Au final si elle n'a rien de titanesque cette statue n’en reste pas moins une étape immanquable pour les fans énamourés du monstre à écailles. On peut la trouver ici.

(NDLR : Depuis la publication de cet article la place a connu un "léger" remaniement... Tous les détails Ici même)

A noter par ailleurs qu'en 2016 pour promouvoir le film "Godzilla resurgence" une autre statue fut amenée à l'intérieur du proche centre commercial Hibya Center. Elle a bien sûr depuis disparue. 




"Graour !"


- TOHO STUDIOS :

Situé près de la rivière Sen Gawa et à dix minutes de marche de la station Seijogakuen se trouve les mythiques studios Toho qui produisirent notamment le premier Godzilla (ainsi que les 30 suivants d’ailleurs). Vous les trouverez ici.

A ma connaissance il n’est pas possible de visiter les studios, ce qui est bien dommage. En revanche leur entrée est décorée d’une statue de 2 mètres de Godzilla et de deux fresques murales gigantesques (l’une consacrée, vous vous en doutez, au Roi des monstres et l’autre au film « Les 7 samouraïs »).



Mothra monte la garde et empêche les visiteurs trop curieux d'accéder au site.



- SHINJUKU TOHO Building :

En 2015 en même temps que l’ouverture d’un nouveau cinéma Imax à Kabuki-cho (dans le quartier de Shinjuku) il fut décidé d’ériger une tête de Godzilla « taille réelle » à 52 mètres au dessus du sol, dans le même immeuble.

La tête « s’anime » toutes les heures : la musique de Godzilla retentie dans tout le voisinage, les yeux de la bête deviennent rouges, les cris de la bête se font entendre et de la fumée s’échappe de sa gueule. Le résultat est aussi inattendu qu’impressionnant.

Vous la verrez venir de loin.
Perspective depuis la rue menant à cet immeuble, rebaptisée "Godzilla avenue".


La terrasse est supposée être réservée aux clients de l’hôtel Gracery (qui occupe toute la partie supérieure de l'immeuble) mais si vous marchez avec assurance et d’un pas décidé vers les portes coulissantes, il est très probable que personne ne vous demande de compte.

Dans le hall de l’hôtel nous sommes accueillis directement à la sortie des ascenseurs par une statue de Godzilla à taille humaine. A noter que celle-ci doit changer régulièrement car lors de mes deux passage (2016 et 2017) elles étaient d'un modèle différent à chaque fois… Voir ci-dessous.

Le Hall de l'hôtel Gracery en 2016.
Le Hall de l'hôtel Gracery en 2017.

Nous trouvons ensuite, à la droite de la statue, une frise reprenant l’intégrale des affiches des films de 1954 à 2004 (soit 28 films à l’époque). Un petit stand est ensuite consacré à Godzilla vendant moult produits dérivés.

Il vous en manque un ?

Après la réception de l'hôtel vous trouverez un café, sombrement appelé « Bonjour » (en Français dans le texte) à des prix absolument prohibitifs : j’ai pris un café à 1.000Y, soit au cour du jour 7.50€ ! Je n'ai pas vérifié l'information, mais j'en déduis que la clientèle de l'hôtel est extrêmement aisée...
L'établissement propose également un menu "spécial Godzilla" que je ne saurais que trop vous déconseiller vu leurs tarifs parfaitement déraisonnables…

Ils n'ont pas osé indiquer le prix du Godzilla cake !

Mais bref comme dit plus haut, si vous le pouvez, zappez la case Café et dirigez-vous directement vers la terrasse. Le socle est orné de 4 sculptures représentant le monstre aux prises avec ses principaux ennemis. Comme il se doit sur ce socle repose la tête impressionnante et majestueuse de Godzilla !

Un touriste terrorisé par les cris de la bête !

L'hôtel Gracery surplombant la tête de Godzilla.

Godzilla by night.

Pour votre plus grand plaisir (tout du moins je l'espère) j'ai réalisé une petite vidéo lors de mon passage où vous pourrez voir le roi des monstres cracher des flammes (ah non pardon ce n'est que de la fumée).



Pour finir sur ce sujet on peut également noter que l’hôtel est doté d’une chambre entièrement décorée sur le thème de Godzilla, dans un goût très… délicat et raffiné ^^ Je vous laisse juger  par vous même avec cette vidéo trouvée sur Youtube.



- GOJIRA-KOEN, alias le Parc Godzilla :

L'appellation "Parc Godzilla" est avant tout un surnom car son véritable nom est « Kurihama Hana no kuni », traduisez Kurihama le monde des fleurs.
Ce joli parc floral ne se trouve pas à Tokyo même mais dans la préfecture de Kanagawa (comptez environ 2 heures par train depuis la capitale).

Au beau milieu de ce parc a été construit, en octobre 1999, une étonnante et imposante statue de 9 mètres de haut et d’un poids de 5 tonnes à l’effigie du cracheur de feu radioactif ! Le monstre ayant émergé des plages avoisinantes lors du premier film en 1954, la localisation n’est donc en rien due au hasard.

Jolie photo trouvée sur internet.

Contre toute attente bien caché dans la queue de l’animal se trouve… un tobagan ! Double plaisir pour les enfants Japonais : voir Godzilla et faire des glissages sur sa queue !

Une descente radioactive ?

La vue sur le parc est hélas un peu gâchée par des lignes à haute tension qui passent à proximité immédiate (les lignes électriques ne sont hélas que très rarement enterrées au Japon). Cependant et paradoxalement en jouant avec les perspectives on a l’impression, qu’à l’instar du film, le Roi des monstres va partir à l’assaut des pilonnes électriques !

Godzi va péter ces putains de lignes électriques ! (Source photo : Tokyofox)


- SHINAGAWA Station :

Situé sur le quai numéro 1 de la ligne Yamanote dans la station de Shinagawa, se trouve un étrange marquage au sol (Vous le trouverez ici). Les kanjis indiquent qu’il s’agit du point zéro à partir duquel toutes les distances de la ligne sont mesurées.


Mais pourquoi un dinosaure et quel rapport avec Godzilla ? On prétend que la compagnie JR East a demandé la permission à la Toho d’utiliser l’image du Roi des monstres (le Big G ayant joyeusement piétiné la gare Shinagawa lors du premier film, il y a donc une connexion immédiate). Malheureusement il semblerait que le prix de la licence radioactive soit clairement au dessus du budget de la société de chemin de fer ! Ainsi donc dépité la JR East se serait rabattu sur l’image d’un « simple » dinosaure... Cependant la station n'ayant aucun rapport avec les dinosaures, il n'y a donc pas de doute sur l'identité réelle du monstre représenté.

Godzilla est à mes pieds.


- GODZILLA STORE :

Ouvert depuis peu et présenté comme "le premier magasin du monde consacré à Godzilla", il s’agit surtout d’un large stand au rez-de-chaussée d’une galerie marchande « Marui Annex ».

Vous cherchez un porte clé ou un blouson à l'effigie de Godzilla ? Cette adresse est pour vous ! Vous vous en foutez ? Passez votre chemin ;)

Vous y trouverez un choix assez large de gadgets estampillés de la griffe du saurien radioactif. Du t-shirt à la paire de chaussette en passant par la boule à neige… Bref c’est du grand n’importe quoi mais totalement fendard !

Miroir, mon beau miroir, dis moi qui est le plus beau des monstres !

A noter que les grands absents du stand (et non des moindres) sont les films en eux même ! Il n'y a en effet pas un seul DVD ni Blu-ray à vendre ! Si ce n’est pas du paradoxe ça…

Fais péter ton bomber Godzilla !


- GODZILLA-YA :

Puisque nous sommes au rayon shopping restons-y, avec une seconde boutique Godzilla ! Cependant malgré son nom (Littéralement "Le magasin de Godzilla") elle n’est paradoxalement pas à proprement parlé consacrée au Roi des monstres. Il s'agit surtout d'une des plus anciennes boutiques de jouets vintages de Tokyo !

Un joyeux bric à brac ou un franc foutoir selon votre point de vue. 

Alors certes on y trouvera quelques reproductions du saurien radioactif géant (que ce soit des masques ou des figurines en résine) mais on trouvera surtout et principalement toutes sortes de jouets vintages (avec ou sans leurs boites). D'Ultraman à Mazinger les personnages de Mangas ou d'Animes sont à l'honneur.

La boutique avec son allure de bazar hétéroclite ne manque pas de charme et fera la joie des collectionneurs, bien qu’elle soit un peu poussiéreuse et totalement exiguë (5 clients suffisent à saturer le lieu). Prenez votre ticket.


Tant que vous y serez, juste à côté de la boutique se trouve également un Bar lui aussi intitulé Godzilla-Ya. L’établissement était fermé lors de mon passage, mais parait-il que les films du Big G y passent en boucle !

Un bar pas comme les autres.


-TOKYO MIDTOWN ROPPONGI :

Tokyo Midtown est un quartier se trouvant au centre de Roppongi. Ouvert en 2007 le complexe comprend des bureaux, des restaurants, des hôtels de luxe, des magasins, j’en passe et des meilleurs…

En l’occurrence faisons un petit retour en arrière en 2014 puisque cette année là une superbe statue à l’effigie du roi des monstres avait-été érigée dans le parc qui jouxte Tokyo Midtown. (Ah les joies de Google streetview qui donne encore l'image de 2014 !)


Un Godzilla plus vrai que nature ! (Source photo : Tokyobling)

La sculpture faisait 7 mètres de haut et représentait le buste et une partie la queue de Godzilla. De telle sorte que l’on avait l’impression de le voir sortir de la pelouse (en guise de mer). Pour parachever l’événement le monstre crachait de la fumée toutes les heures.

Manifestement la statue fut recyclée au même endroit l’année suivante mais en n’utilisant que la tête cette fois-ci.


"Je suis bien caché, jamais il ne va me trouver"  (Source photo : Mitaniyoshiki)


-GORILA BIRU, L’immeuble du Gorille :

Je n’ai hélas trouvé aucune information précise expliquant la présence aussi incongrue qu’inattendue de King Kong (ou un membre de sa famille directe) en plein Tokyo !


Sans doute est-ce un clin d’œil au film « GODZILLA VS KING KONG » de 1962. Quoiqu’il en soit j’aurais envie de dire peu importe si le mystère demeure puisque c’est un peu le charme surréaliste de cette ville où se mêlent haute technologie, traditionalisme et Geekitude forcenée !
Un peu de poésie au-dessus d’un magasin de proximité et d’une salle de gym !
C’est parfait.





Je vais finir cet article, en guise de bonus, par une succession d’endroits à Tokyo où le roi des monstres a été signalé (de manière éphémère ou définitive) :

- Pour célébrer la sortie du nouvel Animé « Godzilla : planet of the monsters » en novembre 2017, l’une des sorties (Est) du métro de la gare de Shinjuku fut décorée pour quelques semaines à l’effigie du saurien radioactif (Effets sonores à la clé) !



- Higashi-Shinagawa, Yakatabune :
L’ancien village de pèche Higashi-Shinagawa (depuis longtemps englobé par la mégalopole) est le lieu récurent d’arrivée de Godzilla dans Tokyo. C’est sans doute la raison pour laquelle l’entrée de ce restaurant est gardée par deux petites statues de Saurien radioactif.











jeudi 23 novembre 2017

Sur les traces de "TOKYO FIANCEE" le film inspiré par le livre d'Amélie Nothomb.




« Tokyo fiancée » réalisé en 2014 par Stefan Liberski est l’adaptation du roman autobiographique d’Amélie Nothomb « Ni d’Eve ni d’Adam ».
Le film commence lorsque la romancière Belge (interprétée par Pauline Etienne) âgée de 20 ans retourne au pays qui l’a vu naitre : le Japon !
Afin de survivre sur place elle décide de donner des cours particuliers de Français. Son premier (et unique) élève s’appelle Rinri (Taichi Inoue). Il ne tardera pas à devenir son amant... Avec lui elle va essayer de réaliser son rêve : devenir « plus Japonaise qu’une Japonaise » !

Entre fascination et malentendus, le paradoxe de ce film est qu’il séduira par sa légèreté et sa fraicheur, autant qu’il agacera notamment pour ses similitudes avec Amélie Poulain (la voix off, la musique, la candeur de la jeune fille qui découvre l’amour, etc...) 
Au final le film sera sauvé par son duo d’acteur, Pauline Etienne et Taichi Inoue, qui forment un couple aussi attachant et sensuel que pudique (Mention spéciale pour Pauline qui est parfaite dans son rôle de jeune fille aérienne et farfelue).
Si le film est avant tout une comédie légère il n’en reste pas moins une quête initiatique exotique, diaphane et drôle.

Retour sur les lieux de tournage avec mon habituel avant / après. Le but étant comme à l’accoutumé de comparer fiction et réalité.

(Les images du film présentées ici sont la propriété de Films Distribution)


Le film commence par une succession de vues du Tokyo "local", loin des sites touristiques, dont cette galerie marchande tout en longueur.
Dans la réalité nous sommes dans la Joyful Minowa Shotengai (ジョイフル三の輪) dans le quartier de Arakawa. Dans cette galerie à l'atmosphère un peu rétro, le temps semble être suspendu.

Générique suite, avec une vue depuis l'intérieur du bar "Amemiya".
Changement de propriétaire depuis le film puisque l'emplacement est désormais occupé par un restaurant Chinois. A noter que les fenêtres sont maintenant occultées par de nombreuses affiches, il m'a donc été impossible de reproduire la vue du film depuis l'intérieur...

Suite du générique....

La bijouterie Tsutsumi est située entre la gare d'Ueno et le Parc du même nom.

Générique encore...
Cette esplanade se trouve tout simplement au dessus de la gare d'Ueno.

Générique toujours...
Un allée entre la gare de Nippori et le temple Tennōji. L'escalier sur la droite méne à la gare.



Fin du générique et nous découvrons la jeune Amélie déambulant dans les rues de Tokyo.
Nous sommes ici dans le quartier de Toshima et plus précisément ici-même.

Amélie tourne sur sa droite à destination du proche supermarché.

Quartier de Toshima toujours, Amélie tourne à droite en effet, mais dans la réalité il n'y a aucun supermarché au bout de cette rue !

L'actrice atteint son but, le supermarché Tamade. Après avoir fait ses courses, elle en profite pour afficher une annonce proposant de donner des cours particuliers de Français.

Le supermarché en question ne se trouve nullement à Tokyo mais à Osaka ! Magie du cinéma en une seconde Amélie a franchi les quelques 500km qui séparent ces deux villes ! Ce magasin fait parti d'une chaine, celui-ci en particulier se situe dans la zone de Nishinari (Photo issue du Streetview).
0h14 Amélie a trouvé son premier élève : Rinri ! Il l'invite à une soirée puis en parfait Gentleman la raccompagne chez elle en voiture.
La scène se passe à coté de la gare de Shinjuku. Après le pont vert se trouve le quartier Kabukichō. A noter que cette vue compte parmi les panoramas les plus utilisés par les cinéastes pour illustrer la vie nocturne de la capitale : on la retrouve dans de nombreux films dont Lost in translation et Wolverine.

0h14 La ballade en voiture se poursuit, avec au passage une réflexion acerbe d'Amélie : "L'humour est ce qui résiste le mieux à l'entente universelle".
Nous sommes ici en plein Akihabara, la ville électrique alias le quartier des Geeks. Shinjuku (la scène précédente) et Akihabara sont assez éloignés l'un de l'autre, il y a une petite trotte même en voiture. Nous ne saurons cependant jamais si la trajectoire est cohérente par rapport au lieu d'habitation d'Amélie, car en réalité elle réside... à Osaka ! Toutes les scènes de l'appartement de la jeune fille ont en effet été tournées dans cette ville et non pas à Tokyo.
0h22 A la demande d'Amélie, Rinri la conduit dans un de ses endroits préférés à Tokyo...
L'emplacement est situé près de la gare de Ochanomizu, le pont en métal est celui de la Sobu line en provenance d'Akihabara, c'est à dire ici.
La perspective en vue subjective.

Presque rien n'a changé, sauf le pont du fond actuellement en travaux.

Amélie est un peu perplexe mais au demeurant ravie de découvrir des endroits méconnus de la capitale Nippone.
Tiens c'est moins joli comme ça...

0h25 : Rinri continue de faire découvrir à Amélie ses endroits préférés à Tokyo : Un Stade d'athlétisme ! 

Nous sommes ici devant le Stade national d’athlétisme de Kasumigaoka. De "légères" modifications sont en cours comme vous pouvez le constater... Autrement pour vous balader virtuellement devant le stade tel qu'il était au moment du film, Cliquez ici.

0h30 : Contre toute attente Amélie récupère l'appartement d'une amie qu'elle occupe en son absence (pas dégueu l'appart avec sa vue plongeante sur le Rainbow bridge). Son premier invité sera tout naturellement Rinri.

0h36 l'affaire étant conclue avec Rinri, Amélie effectue un petit numéro de danse pour fêter son triomphe. Notez la chorégraphie très étudiée dans le lien ci-dessous ^^



0h36 : Succession de vues aériennes de Tokyo.
A nouveau le Rainbow bridge tendu au dessus de la baie de Tokyo. A noter que la petite île située au premier plan et couverte d'arbre est l'un des restes d'une série de 11 bastions construits en 1853. Leur but était de protéger la capital contre les invasions maritimes. La plupart de ces bastions on été détruits (pour faciliter la circulation des bateaux) ou bien englobés par l'avancé de la ville sur la mer. Seuls 4 d'entre eux restent visibles...

0h36 Vues aériennes suite avec le quartier de la Tokyo Tower.
0h36 : Le couple se ballade dans Tokyo dans la voiture de Rinri
Nous sommes ici sur l'avenue menant au théâtre Kabuki-Za.
Le couple passe devant le théâtre Kabuki-Za
Le Kabuki-Za a été construit en 1889. Il fut détruit à trois reprises : la première fois par le feu, la seconde par un tremblement de terre et finalement par la 2ème guerre mondiale (la plupart des monuments de Tokyo ont hélas subis ce triste enchainement). Contrairement à ce que l'on imagine le Kabuki est un art plutôt populaire qui ne demande pas d'intronisation particulière. Si vous ne comprenez pas les dialogues, ne vous inquiétez pas, les Japonais non plus ! Le langage utilisé est tellement ancien que personne ne le comprend ! Un petit livret de traduction est vendu à l'entrée.
Un peu d'histoire au passage, voici le Kabuki-Za en 1925.
Le Kabuki-Za en ruine après le très grand séisme de Kantō en 1923.
0h38 : Rinri continue de faire découvrir le Tokyo alternatif à Amélie. En l'occurrence ils assistent à une réunion de camions Dekotora...
...et Amélie de jouer les chefs d'orchestre ! 
Dans la réalité les Dekotoras (デコトラ traduisez "Camion décoré") existent bel et bien. Les camions sont décorés de manière extravagante intérieurement comme extérieurement. Une sorte de tunning version néons et peintures flashes !
En plein jour c'est déjà moins joli.

0h42 : Après une séance de Karaoké le couple part à Shinjuku pour une virée nocturne...

Nous sommes ici à Kabukichō  (le quartier rouge de Tokyo pour faire court, la mère patrie des Yakuzas, qui parait-il se partagent désormais le territoire avec la triade Chinoise). A noter que depuis la fin du film les Nippons ont eu le temps de démolir puis de reconstruire l'immeuble au centre de la photo ! -et non ce n'est plus le même-
Une des portes d'accès à Kabukichō. 
Kabukichō by night...
Kabukichō by day !

0h48 Amélie annonce à Rinri son intention de partir se ressourcer dans la montagne... seule !
Le couple se sépare devant la gare de Den en-chofu à la construction en étoile pour le mois athipique. (Voir le plan)

Bien que n'apparaissant pas dans le film je ne résiste pas à mettre une photo de l'édifice qui surplombe la gare de Den en-chofu.


0h49 : Amélie met à exécution son projet d'excursion dans la montagne. Elle traverse une rivière sur un pont suspendu....
Le Pont est situé dans la région du Tsunan, préfecture de Niigata, plus précisément ici même ! (Photo © Pasmoi)
0h50 Amélie fait une brève pose pour consulter sa carte prés d'un barrage. Le barrage en question se trouve ici.

0h54 Après s'être perdue dans la montagne, Amélie trouve refuge dans un petit temple perdu au milieu de nulle part.

Le petit temple existe toujours, il se trouve lui aussi dans la région du Tsunan, à voir ici même ! (photo © Toujourspasmoi)

Presque morte de froid, Amélie pense ne devoir sa survie qu'à la splendeur du Mont Fuji qui l'a ramené à la vie... A noter que dans la réalité depuis l'endroit où se trouve Amélie il est absolument impossible de voir Fuji San puisqu'il est distant de quasi 150km !

0h55 : En s'orientant d'après le Mont Fuji Amélie parvient à rejoindre un village voisin...

Dans la réalité Amélie rejoint... l'hôtel dans lequel a séjourné l'équipe du tournage ! Visible sur ce lien.

1h07 Amélie a donné rendez-vous à son amie Christine dans un restaurant.
Le restaurant en question, bien caché à Shinjuku (plus local que cet endroit tu meurs !), s'appelle le Tonboro et on peut le trouver ici.

Amélie s'inquiéte de la générosité de sa "belle famille" : ils lui ont offert un collier hors de prix.
Les scènes d'intérieurs ont bien été filmées dans le Tonboro (comme quoi tout arrive). Le café est cosy et rétro à souhait. J'ai posé des questions dans mon pauvre Japonais à la tenancière du lieu (une vieille dame tout à fait charmante). Elle m'a confirmé que le tournage avait bien eu lien ici, il y a 3 ou 4 ans (elle n'était plus très sûre de la date) et pour le reste vous aurez des anecdotes de tournage... quand je serai devenu moins nul en Japonais ^^
"Oh mais si tu leur offres quelque chose pour les remercier ils devront à nouveau t'offrir quelque chose d'autre en retour !"
Le restaurant vu de l'autre coté.
"Ah bon ??"
Mais qui est venu se planter devant mon appareil ??

A noter qu'en début de film (17 minutes) une première scène a eu lieu dans ce café : Rinri offre son premier téléphone portable à Amélie !
Rien n'a changé dans la déco depuis la fin du tournage ! (et depuis bien avant à mon avis)

1h11 : Amélie et Rinri se rendent sur l'île de Sado pour profiter des Onsens (bain thermal).
L'Onsen en question ne se trouve nullement sur l'île de Sado, mais dans la région du Kanto, préfecture de Gunma. Nous sommes ici à l'Ousenkaku Takaragawa Onsen, considéré par le réalisateur comme étant l'un des plus beaux Onsen du Japon. Détail amusant révélé par le Making of du DVD : il s'agit de la toute première scène de l'acteur interprétant Rinri (dont c'est le premier grand rôle à l'écran). Commencer directement un tournage en étant filmé à poil en extérieur avec une inconnue et dans une langue qu'on ne maitrise pas, voici ce qui s'appelle le baptême du feu ! (photo © Cestécritdessus)
Ophélie ou Amélie ?

1h14 Amélie n'a pas réussi à refuser la demande en mariage de Rinri, elle botte en touche en temporisant avec des fiançailles ! Petite promenade en bord de mer, pour faire passer la pilule.
Cette fois-ci réalité et fiction se rejoignent puisque nous sommes vraiment dans la préfecture de Sado. Visible là.
1h20 : Amélie a trouvé un travail à Tokyo ! Elle entame un contrat d'un an dans la société Yamimoto.
Dans la réalité il n'y a pas d'immeuble Yamimoto, mais un immeuble Sumitomo ! Si les caractères latins indiquent bien le 1er nom, les Kanjis eux indiquent le second ! Quoi qu'il en soit l'esplanade d'accès à l'immeuble étant actuellement en travaux il n'est plus possible de voir ce qu'il y avait réellement écrit sur la façade !
Le Sumitomo building qui se trouve ici. Quoi qu'il en soit les mésaventures professionnelles de l'écrivain ont fait l'objet d'un autre livre (et d'un autre film) : "Stupeur et tremblements".

1h31 - Le film était déjà à un stade de préparation avancé lorsque l'impensable se produisit : le 11 mars 2011 un tsunami dévaste la côte Pacifique du Tōhoku et provoque la catastrophe nucléaire de Fukushima ! Le film s'interrompt pour plus de deux ans... Lorsqu'il reprend finalement le cinéaste considére qu'il ne peut plus garder le scénario en l'état et décide d'inclure cette tragédie dans le film. Ainsi donc, après la catastrophe et à la demande de son fiancé, Amélie quitte le Japon "Merci d'aimer notre pays mais à présent les Japonais doivent rester seuls avec leur malheur". Elle n'y reviendra plus jamais... On la voit emprunter ici l'autoroute pour l'aéroport d'Hanéda.

Le nucléaire plus fort que l'amour ?